Biographie

Galaxie sévit dans la distorsion depuis le jour J, sous la direction créative d’un seul homme, Olivier Langevin. Nourri au blues bien gras et saturé de guitares grisantes, l’homme est un créateur en perpétuelle évolution qui refuse ferme de bouder ses penchants exploratoires. Rockeur devant l’éternel, il collabore avec un éventail imposant de la chanson québécoise actuelle – tantôt dans les rôles de réalisateur, producteur, musicien et, dans le cas actuel leader et auteur-compositeur – avec une aisance désarmante et faisant mouche partout où il passe. Galaxie se décline ultimement en tout plus grand que la somme de ses parties – tant sur disque qu’à la scène.

Grandit aux consonances des Hendrix, The Doors, puis Beck et les Beastie Boys pour ne nommer que ceux-ci, l’homme a tôt fait de laisser sa trace un brin polissonne et joliment crasse sur le paysage musical québécois, se jouant du compromis au profit d’une attitude qui claque et d’un son qui cogne.

Tôt reconnu pour son talent et un indéniable flair pour le poétique dans le lourd,
Galaxie récolte, au fil de années en sol professionnel, une flopée de récompenses et mentions – Gémeaux 2016 pour le meilleur thème musical, toutes catégories avec Daniel Beaumont pour Infoman 2015 à Olivier Langevin; Gagnant à l’ADISQ de l’album alternatif et du groupe de l’année en 2015 pour Zulu et Réalisation et Clip de l’année pour Tigre et Diesel en 2011; Short list au Prix Polaris en 2011 pour Tigre et Diesel – en plus d’élargir son spectre en voyant ses compositions sujettes à plusieurs associations de taille : en publicité pour les marques Bell, Mazda, Harley Davidson; en télé pour les thèmes des émissions Format Familial, Lip Sync Battle et Formule Diaz; au cinéma pour le film Trois petits cochons 2; et sur la glace à plusieurs reprises, lors des matchs de hockey disputés au Centre Bell.

Bêtes de nuit par définition, le rockeur et ses complices prennent les scènes de la francophonie d’assaut, éclaboussant tout sur leur passage et laissant public et critique KO devant la décharge et l’énergie brutale, voire carrément animale, de leurs performances. Puis, réalisateur par vocation, il pose sa griffe sur moult propositions, faisant briller et exploser les artistes avec lesquels il se commet : que ce soit le vibrant Tu m’intimides de Mara Tremblay, le sensible Fabriquer l’aube de Vincent Vallières ou l’encensé Planter le décor de Fred Fortin, pour ne nommer que ceux-ci.

Gonflé à bloc et passé aujourd’hui maître en rock québécois, l’effet Galaxie vous agrippe par la nuque et ne vous laissera aller qu’une fois la leçon bien ingurgitée, et la portée proprement encaissée.

Soyez avertis.